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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 22:31

 

 

 

François Cromarias

 

Chirurgien major – Médecin

 

(1778-1851)

 

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cromarias 031

 

 

Biographie

 

Jacques Pageix (en cours de rédaction)

 

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François CROMARIAS

 

Un chirurgien de la Grande Armée

 

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1-Avant-propos

 

En 1962, lors du décès de ma grand mère Jeanne Eugénie Cromarias, épouse de Pierre Pageix, mon grand père, j'accompagnai mes parents à Saint-Gervais d'Auvergne, où ils l'avaient installée pour ses vieux jours dans une maison tenus par des religieuses.

Elle avait vécu là quelques années en compagnie de sa cousine Joséphine Maison, vieille famille de pharmaciens de Saint-Gervais. 

Les Cromarias: j'ai été très tôt fasciné par cette famille qu'Ambroise Tardieu, dans son "Histoire illustrée de la ville et du canton de Saint-Gervais d'Auvergne qualifie d'"une des plus anciennes et des plus estimables de la région".

Je me souviens parfaitement que le Maire de cette localité de la Combraille nous reçut avec bienveillance en nous rappelant au passageles bienfaits que la famille Cromarias avait prodigué dans le canton au fil des siècles. Il souligna que les Cromarias, autrefois, pourvoyaient aux besoins des indigents et des malades; il ajouta non sans une pointe d'humour que leur rôle confinait parfois à celui de notre moderne sécurité sociale, même si ce fut un peu au détriment de leur propre fortune...

Il nous remit une vieille édition brochée du livre relatant l'histoire de Saint-Gervais d'Auvergne, écrit par Tardieu, historiographe du Puy-de-Dôme, avec Madebène, un historien local. Parmi les membres de cette famille évoqués dans cet ouvrage, je trouvais un certain François Cromarias, chirurgien major sous le 1er Empire et la Restauration...

L'évocation des campagnes et des batailles auxquelles participa ce personnage ne manquèrent pas de me faire rêver et ceci d'autant plus que l'absence de détails ne pouvait qu'aiguiser ma curiosité. De plus, cet homme m'apparut attachant: ne témoigna-t-il pas d'une grande générosité à la fin de sa vie, en distribuant une partie de sa fortune à ses anciens serviteurs et aux pauvres? Son testament évoqué plus loin comporte en effet de nombreux dons. 

Voici les passages du livre de Tardieu consacrés à notre chirurgien, passages qui contiennent comme on le verra de surprenantes erreurs:

 

-Page 133: "Légion d'Honneur. Cromarias François, né au Vernadel, en 1778. Fils d'Annet et de Marie Bathiat, docteur-médecin, puis chirurgien-major au 2ème régiment d’artillerie. Campagnes de Russie (faux) et celle d’Espagne (vrai). Chevalier de l’ordre de la Réunion et de Charles III d’Espagne. Membre de la société des sciences physiques, chimiques, de France. Mort le 31 août 1851. Décoré de la légion d’honneur par le baron Larrey, à Iéna, au nom de l’Empereur".

Page 220: " Famille Cromarias : Très ancienne et bien estimable famille, qui a fourni des prêtres (voir Ayat), un officier (voir légion d’honneur), un conseiller général (voir conseillers généraux). A cette famille: François Cromarias, docteur en médecine ; il devint chirurgien-major du 2ème régiment d’artillerie. Il avait fait la campagne d’Egypte avec l’illustre général Desaix, son ami d’enfance (ceci est inexact), et la mort de ce dernier (en 1800) le laissa inconsolable. Ce fut lui, avec son parent par alliance , le docteur Martin, qui eut, le premier, l’idée de faire revivre la mémoire de Desaix, à Ayat (voir carte postale du monument). Blessé à Wagram, il affronta la mort à Waterloo, à la suite de l’artillerie de la garde impériale (François Cromarias ne participa certainement pas à cette fameuse bataille le 18 juin 1815). Il mourut en 1851".

 

Beaucoup plus tard, à partir des années 1995, j'entrepris de reconstituer sa carrière, en m'inspirant de nombreux documents recueillis à la Bibliothèque Nationale où l'on trouve l'historique de son régiment de Dragons, aux archives militaires de Vincennes, et dans des archives privées (notamment M.Bernard Faure, qui a racheté la maison familiale du Vernadel où François Cromarias vit le jour et passa son enfance)

Dès les premières investigations au sein des Services Historiques des Armées à Vincennes où je pus consulter ses deux dossiers (carrière et pension), je constatai que plusieurs affirmations de Tardieu étaient manifestement erronées:

En effet, incorporé le 17 novembre 1798 (Loi Jourdan), François ne pouvait avoir participé à la campagne d'Égypte qui fut entreprise dès le 19 mai précédant, date de l'embarquement à Toulon. Il n'en fit pas moins dès son incorporation les campagnes de l'Armée du Rhin et du Danube entre 1798 et 1804.

Il n'aura certainement pas participé non plus à la célèbre bataille de Waterloo, le 18 juin 1815. En effet, dès le 22 juin, soit au tout début de la deuxième Restauration, il fut proposé pour la légion d'honneur, ordre que la Monarchie n'avait pas supprimé. En fait, il ne semble pas que François Cromarias ait suivi l'Empereur lors des Cent-Jours, et qu'il soit plutôt resté fidèle à la monarchie dès la première Restauration en avril 1814, période au cours de laquelle il passa sa thèse de médecine à Strasbourg (Strasbourg était la garnison de dépôt du 25e Régiment de Dragons). C'est sans doute pourquoi il ne se trouva placé qu'en demi-solde -et non révoqué- lors de l'installation des Bourbon. Reprenant peu après du service actif, il suivra d'ailleurs le Duc d'Angoulême en Espagne quelques années plus tard, en 1823.

Ainsi, un faisceau de légende s'est tissé autour de François Cromarias, et je me demande bien pourquoi, puisque la réalité à elle-seule est suffisamment captivante: c'est celle d'une carrière hors du commun, au sein des armées de la République, du Consulat, de l'Empire et enfin de la Restauration, carrière au cours de laquelle François Cromarias manifesta de grandes qualités d'endurance et de courage comme en témoignent ses appréciations et décorations. Sa carrière civile de médecin parisien suscite également l'admiration, car François Cromarias se sera dévoué pour ses malades jusqu'à sa mort survenue à 77 ans, et contribuera à l'essor de la médecine, au sein de nombreuses académies scientifiques où ses interventions et publications furent très appréciés!

2-Ses origines, sa famille et sa jeunesse

 

François Cromarias naît au Vernadel, en Combraille, berceau de sa famille et de ses ancêtres directs; pour la plupart, ce sont des propriétaires agriculteurs dont les terres produisent des céréales et dont les prairies sont destinées à l'élevage bovin. Son père est Annet Antoine Cromarias et sa mère Marie Bathiat (*). Son acte de naissance..parrains... famille éclairée par de nombreux prêtres, notamment les "prêtres des lumières" ... L'un d'eux, baptise le futur général Desaix...son frère sera curé de Montcel et c'est chez lui que ce célibataire endurci viendra se reposer entre deux campagnes militaires... D'autres liens de famille , par sa mère le rattache aux Cromarias de Riom, qui comptent un Avoué et un Conseiller, et aux Croizier (un aide de camp de Bonaparte mort tragiquement en Égypte; voir l'ouvrage de Bouscayrol...)

(*):Voir arbre généalogique simplifié in fine. Les Bathiat, nombreux en Combraille, "cousinaient' avec les Romme, de Riom (on se rappellera du célèbre conventionnel), les Soubrany (l'un d'eux fut aide de camp de Bonaparte en Égypte et mourut abandonné, comme le relate Bouscayrol). Enfin, une Bathiat devint actrice et marqua le cinéma sous le nom d'Arletty...

Voir revue de l'ARGHA: Romme, Arletty etcacte de baptême de François

Acte de mariage de ses parents Annet Cromarias et Marie Bathiat le beau-père est François Bathiat, procureur d'office à Chaselles et greffier d'Ayat  

A noter la présence au mariage de ses grands parents Bathiat-Pradon d'un Beaufranchet d'Ayat.  

Parler ici de son amitié avec Desaix le futur Général (des Aix de Veygoux chevalier d'Ayat fut baptisé le par l'abbé Pierre Cromarias curé d'Ayat;

ici, mettre la carte postale 

plan et photo maison deu vernadel Il vivra dans une autre, plus vaste, actuellement habitée par un acteur de cinéma...

3-Le conscrit de la République

 

Comme je l'ai souligné, on ne trouve rien sur les campagnes d’Égypte et de Russie de François CROMARIAS évoquées par TARDIEU. Et pour cause : François Cromarias n'était pas encore tombé sous le coup de la conscription au moment du départ pour l'Égypte et se trouvait encore en Espagne au moment de la campagne de Russie. On peut toutefois reconstituer l’état des services suivants (1) :

 

Il est incorporé comme conscrit de la première classe le 27 brumaire an 7 (17 novembre 1798) à l’âge de 20 ans (il était né le 22 février 1778) au 25erégiment de dragons, « enlevé à ses études par suite de la conscription » précise une mention manuscrite… (Il s’agit de la loi Jourdan qui créa la conscription, le 5 septembre 1798, et qui s’appliqua à tout citoyen ayant 20 ans accomplis).

 

Il était probablement déjà étudiant en médecine. Le départ de Toulon pour l’expédition d’Égypte avait déjà eu lieu, le 19 mai 1798, ce qui exclut sa participation à cette aventure; ses états de services n’en font d’ailleurs aucunement mention.

 

Tout en poursuivant ses études sous l'uniforme, il sert d’abord comme soldat du 25erégiment de dragons aux « armées du Rhin (BERNADOTTE) et du Danube (JOURDAN) », du 27 brumaire an 7 (17 novembre 1798) au 27 brumaire an 12 (19 novembre 1804).

L'historique de son régiment rédigé par le colonel Bourqueney permet de le suivre pas à pas etc (références)

 

4-Le chirurgien des armées impériales

 

DEVELOPPER A PARTIR DE L'HISTORIQUE DU REGIMENT.

Le 14 avril 1804, à 25 ans, il est nommé chirurgien sous aide major. En vendémiaire de l’an 14 (septembre/octobre 1805), son état de service le situe à Austerlitz, où il sert dans le même régiment, au sein de la Grande Armée dont il suivra toutes les campagnes jusqu’en 1808.

 

Le 22 mars 1807, il est nommé chirurgien aide major.

 

A partir de 1809, il suit son régiment en Espagne (où l’armée était présente depuis décembre 1807). Il restera en Espagne, puis au Portugal, jusqu'en 1813. Le 13 octobre 1810, il accède au grade de chirurgien major, il a 32 ans. Le 25 septembre 1811, il est « blessé à la poitrine, à la suite d’une chute de cheval en marchant à l’ennemi en passant la Gueda » (l’Agueda, cours d’eau qui marque la frontière entre l’Espagne et le Portugal sur 40 km).

 

A la fin de l’année 1813, il rentre en France et rejoint « l’armée d’Allemagne ». Il est décoré de l’ordre de la Réunion le 4 décembre 1813 « pour s’être distingué et avoir rendu de grands services aux blessés ».

 

Dans sa proposition à la nomination de chevalier de la Légion d’Honneur le 17 janvier 1815, il est précisé qu’il « sert avec le plus grand zèle, il s’est constamment distingué et a rendu de grands services aux blessés qu’il a même soigné sur les champs de bataille ».

5-Sa soutenance de thèse, en 1814, à Strasbourg

 

La première Restauration s’installe d'Avril 1814 à Mars 1815 . Le 1eroctobre 1814, François Cromarias soutient sa thèse de médecine et obtient le grade de docteur. Le diplôme lui est délivré au nom du roi par Louis de FONTANET, Pair de France, Grand Maître de l’Université, vu le certificat d’aptitude accordé par le doyen et les professeurs de la faculté de médecine de l’académie de Strasbourg. En fait, il s’agit d’une copie datée du 9 novembre 1825 qui porte en en-tête la mention « 17erégiment de chasseurs », l’une de ses affectations ultérieures. Sa thèse porte sur une « dissertation sur les fièvres intermittentes »dont on peut citer quelques extraits (2).

 

« Ayant parcouru, avec les armées dont le 25èmerégiment de dragons faisoit partie différentes contrées de l’Espagne, et ayant remarqué que la Basse Estramadure produit fréquemment des fièvres intermittentes, surtout dans les environs de Badajoz, capitale de cette province, je les ai choisies pour sujet de ma dissertation.

 

Sans faire la description topographique de ce pays, je me contenterai seulement de dire qu’il est environné de montagnes très élevées, telles que la Sierra de Bejar, la Sierra de Guadalupe, et des rameaux de la Sierra Constantina, entre lesquelles se trouve une plaine fertile, dont la beauté du climat mérita autrefois l’attention des Romains.

 

Un fleuve appelé Guadiania traverse cette plaine, qui se trouve en outre bordée par une forêt qui, conjointement avec les hauteurs des montagnes, empêchent le cours libre de l’air atmosphérique, et les grandes chaleurs de l’été, venant à retirer les eaux du Guadiana, donnent toute facilité aux rayons brûlans du soleil, de dégager du sein de la terre desséchée les émanations délétères, qui favorisent d’autant plus promptement le développement de la fièvre intermittente, qu’elles y restent comme stationnaires. Aussi ces fièvres y sont-elles ordinairement endémiques dans les mois de Juillet, Août et Septembre.

 

Je ne prétends pas approfondir ce sujet, mais seulement exposer quelques idées pratiques, fruit de plusieurs années d’exercice dans la médecine militaire.

 

En remplissant ainsi l’obligation que la loi impose à tous ceux qui se destinent à l’art de guérir, je m’estimerois heureux, si mes juges daignoient accueillir cet essai favorablement.

 

Je passe de suite à la description de la fièvre intermittente et de son traitement.

 

Les fièvres intermittentes, ou composées de plusieurs accès séparés par des intermissions, sont de toutes les maladies celles auxquelles l’espèce humaine est le plus souvent exposée. Elles ont été jusqu’à présent l’objet d’explications peu satisfaisantes, relativement à leur siège et à leur nature. Plusieurs médecins pensent que ces maladies résident d’une manière particulière dans les organes de la digestion ; d’autres, dans le système lymphatique, dans le système nerveux ; et quelques-uns les attribuent à la lésion des propriétés vitales et de l’ensemble des actions organiques : mais, à cet égard, rien n’est encore décidé.

Au reste, ces fièvres semblent tenir à un état particulier d’excitation, à la foiblesse générale de l’économie, et peut-être à une sorte d’habitude relativement à la reproduction des accès et de leurs intermissions. C’est seulement d’après le lieu ou le mode d’excitation, qu’elles peuvent être bilieuses, pituiteuses, nerveuses, adynamiques. L’intermittence inflammatoire, admise par les auteurs célèbres, est rejetée par d’autres également recommandables.

Les modes de fièvre, prise dans son type, la font distinguer en quotidienne, tierce, quarte, double-tierce, double-quarte. La fièvre quotidienne est celle dont les accès reviennent tous les jours et ordinairement le matin. La tierce revient de deux jours l’un, et les accès se déclarent le plus souvent vers midi. La quarte a lieu tous les trois jours, en laissant le malade deux jours libres. Dans la double-tierce, les accès reviennent tous les jours, mais l’un plus intense que l’autre : le premier répond au troisième et le second au quatrième.

L’intermittente double-quarte reparoît deux jours de suite, laissant un jour d’intervalle ; et ainsi de suite. Les fièvres erratiques sont celles qui n’offrent pas de régularité dans le retour des accès et des intermissions. Il est très rare de trouver des fièvres dont les accès soient séparés par de plus larges intervalles ; cependant on parle de septénaires, de sémestrales, d’annuelles, etc.

 

Symptômes

 

(…) Les malades éprouvent un sentiment de lassitude, de brisement, de contusion dans les membres, ou dans toutes les parties, des douleurs à l’épigastre, à la tête, aux mollets, ou dans les jointures des membres inférieurs.

Il y a ordinairement des alternatives de froid et de chaud, des rougeurs de la peau comme de dilatation du corps, des fois, des éruptions cutanées très variées.

Des horripilations, de tremblements, des spasmes et le claquement des dents sont assez ordinaires.

L’appétit s’abolit, il y a le dégoût pour les substances alimentaires, surtout pour les animales ; la soif est nulle ou intense ; la langue est rouge, blanchâtre ou jaunâtre ; il y a saveur fade, amère ou métallique. Il peut exister des nausées, vomissemens, borborigmes, resserrement du ventre, ou facilité dans les déjections alvines.. Le poul présente de la fréquence, ou de la lenteur. Il peut exister des syncopes, des palpitations, des hémorragies muqueuses, exhalatives.

La respiration peut être trop inégalement altérée pour en indiquer les changements (…)

Pendant la seconde période, le corps semble gonflé, le sang plus ou moins distribué, la peau devient rouge, la chaleur est plus ou moins fortement développée, l’haleine est brûlante, la soif est ardente, le poul est fort, l’urine est rouge et sédimenteuse ; il y a céphalgie, et des fois léthargie ou délire. (…)

 

Traitement

 

La fièvre intermittente étant une maladie qui a ses âges ou périodes, qu’elle parcourt naturellement, si elle est sans entraves ou complications, le traitement médical à lui opposer doit être différent suivant le temps. Prise à son début, elle pourra être anéantie complètement et par l’expulsion de la cause, et par une excitation qui décide une réaction convenable, ou par des sédatifs qui arrêtent l’excitation fébrile. Un simple vomitif, un émeto-cathartique, une potion cordiale, comme le vin chaud, sucré et aromatisé, les potions opiacées, une affection de l’âme agréable, ont fait cesser des fièvres intermittentes commençantes. L’éloignement des effluves marécageuses, l’exercice du cheval, et la satisfaction d’aller habiter une province déjà connue par sa fertilité et sa salubrité, guérirent promptement une soixantaine de dragons du 25 ème régiment, attaqués de fièvres intermittentes, pendant que six autres qui avoient été laissés à l’hôpital, y succombèrent, en raison, sans doute, de l’encombrement. Le déplacement du régiment lui procura donc deux avantages, la guérison des hommes, et la conservation de leurs chevaux. Les régiments de cavalerie seuls, par rapport aux moyens de transport, sont susceptibles de les obtenir.

 

(…) Les boissons seront délayantes et graduellement toniques ; leur quantité sera modérée. Le vin, le café, en petite quantité, seront convenables.

 

L’air doit être renouvelé. Tout ce qui sert au malade doit être en état de propreté (…) L’exercice soit à pied soit à cheval, ou en voiture, est convenable, mais de jour et au soleil dont il faut rechercher l’action fortifiante.

 

Le malade doit se procurer des sensations douces, des occupations qui lui fasse éprouver des affections agréables (…) ».

6-Les Cent Jours et la Restauration

 

Le 16 novembre 1814, François CROMARIAS est affecté au 14erégiment de dragon. Le débarquement de Napoléon, le 1er mars 1815, marque le début des Cent-Jours (jusqu'à la deuxième abdication de l'Empereur le 22 juin 1815). Le 31 mai 1815, il est affecté au 19régiment de dragon où il restera jusqu’au 12 novembre suivant (rien ne prouve, comme l’affirme TARDIEU, qu’il ait participé à la célèbre bataille de Waterloo qui eut lieu le 18 juin 1815).

 

Le 22 juin 1815 marque donc la fin des Cent-Jours et le début de la deuxième restauration. Le 9 septembre 1815, le colonel commandant le 14erégiment de dragons, « ci-devant 19e », établit pour « Monsieur CROMARIAS, docteur en médecine, chirurgien major au régiment » un mémoire de proposition pour l’obtention de la légion d’honneur, en remplacement de décoration de chevalier de l’ordre de la Réunion qui lui avait été décernée le 4 décembre 1813 « en récompense des services signalés qu’il a rendus à son régiment sur le champ de bataille », car il « a rendu de grands services au régiment, il a une conduite exemplaire, une éducation soignée et mérite par son dévouement au Roi la bienveillance de Son Excellence le Ministre de la Guerre ».. Ceci est contre signé par le Lieutenant général commandant la 7edivision de cavalerie qui mentionne que « si la décoration de la Réunion est à retirer à Mr CROMARIAS, il aurait des droits à obtenir en échange celle de la Légion d’Honneur tant par son instruction que par les services qu’il a rendus ». Ceci est certifié véritable par les membres du Conseil d’Administration du 14erégiment de dragons à Strasbourg. Il est mentionné sur un autre registre que cette décoration lui fut attribuée le 25 avril 1821.

 

Conformément à la décision du roi du 2 novembre 1815 ?????, malgré un rapport très favorable le 4 novembre 1815 : « Instruit dans son état, exact à ses devoirs. Conduite excellente. Principes : a manifesté un grand dévouement au Roi pendant les derniers évènements. Fortune : 8000 (Livres ?) de fonds. N’est pas marié. Physique : faible complexion. Opinion de l’Inspecteur Général : on fait l’éloge des talents de cet officier de santé et de son exactitude à remplir ses devoirs. Il est proposé pour l’activité », il sera licencié par Monsieur l’Inspecteur Général (prénom?) JACQUINOT à la revue du 11 novembre 1815.

 

Du fait qu’il était en activité au 1ermars 1815, il est admis à percevoir une demi-solde à partir du 12 novembre 1815, pour un montant de 1000 francs par an, qui lui «sera payée à compter du jour où vous avez cessé de recevoir votre solde d’activité jusqu’au 1erjanvier 1817, époque à laquelle il sera statué définitivement sur votre sort ».

 

 

7-L’expédition d’Espagne avec le Duc d'Angoulême

 

Le Docteur CROMARIAS devait toutefois être apprécié : son traitement de demi-solde prend fin à peine 2 mois après, le 3 janvier 1816, avec son affectation au 17erégiment de chasseurs à cheval des Pyrénées. Il écrit alors du Montcel au Ministre de la Guerre en le priant de « donner des ordres pour toucher dans le département du Puy-de-Dôme en attendant ma remise en activité la portion de solde que sa majesté a daigné m’accorder par son ordonnance du 19 décembre dernier ».

 

En 1823, probablement en avril, il suit avec son régiment, le 17ème régiment de chasseurs des Pyrénées, l’expédition d’Espagne menée par le duc d’Angoulême (aidé par les maréchaux OUDINOT et MONCEY) pour rétablir la monarchie et Ferdinand VII sur le trône (prise de Madrid le 23 mai, du fort du Trocadéro le 31 août et capitulation de Cadix le 30 septembre).

 

Il y restera jusqu'en 1825. Cette guerre, à la charge de la France, coûta beaucoup d’argent (207 millions au lieu des 100 prévus). La créance de la France, réclamée à l’Espagne, fut de 80 millions de francs, portant intérêt à 3 p. 100 (voir les « cinq certificats au porteur de 54 francs de rente à 5 p. cent consolidée de la dette publique d’Espagne au capital de 1080 francs délivrée le 10 décembre à Madrid », figurant dans l’inventaire après décès de 1851…).

 

Cette campagne (la dernière) lui valut le 18 novembre 1823 la croix de chevalier de l’ordre de Charles III d’Espagne. Ce fait est mentionné sur un état de services daté de Vitoria le 20 octobre 1824.

 

Il est nommé par brevet chirurgien-major au 2erégiment d’artillerie le 27 octobre 1824, confirmé le 11 décembre 1826, puis le 5 août 1829 (3). Il s'agit-là d'une confirmation de sa nomination à ce grade qui datait du 13 octobre 1810.

 

8-Le docteur en médecine établi à Paris place Dauphine

 

Enfin, après 35 années et 5 jours de service militaire et 23 ans, 5 mois et 23 jours dans le grade de chirurgien major, François CROMARIAS est admis le 22 novembre 1833 à faire valoir ses droits à la retraite. Le montant de sa pension est fixé à 2400 francs par décision du 5 avril 1834. Il a 55 ans (4).

 

Son successeur au 2erégiment d’artillerie sera M. Jacques FRÉMANGER, ex-chirurgien major au 40ème de ligne (décision du 17 juillet 1834).

 

Sa retraite définitive est effective le 6 avril 1834 et il est pensionné pour 2400 Francs (5). Il exerce alors comme médecin chirurgien au 22 cour de Harlay à Paris.

 

Chirurgien-major en retraite et docteur en médecine, domicilié 24 place Dauphine à Paris.

 

 

9-Son décès et sa succession

 

Il décède le 31 août 1851 à 73 ans à Montcel, dans la maison campagnarde qui lui avait été léguée par son frère. VOIR ACTE DE DECES TRANSCRIPTION.

 

Sa succession est réglée en octobre 1851, avec Jean CROMARIAS, prêtre de la Chapelle Hugon (Cher) et Jacques CROMARIAS, propriétaire au Vernadel (Puy de Dôme) (6).

 

L’inventaire après décès de François CROMARIAS a été réalisé à Paris, par Me TANDEAU de MARSAC, clerc de notaire, 23 place Dauphine, à la requête de M. Jean CROMARIAS prêtre desservant la commune de La Chapelle Hugon, commune de La Guerche, « momentanément à Paris »qui s’est installé chez Madame de SAINT-SAUVEUR, N° 6 place du Palais Bourbon. Son hôtesse se rendit également sur place pour assister à l’inventaire, peut-être était-elle la propriétaire du logement occupé par le défunt, au quatrième étage d’une maison sise N° 24 place Dauphin, car « la présentation a été faite par le concierge », Pierre Auguste PIED, qui les accueille et leur fait visiter l’appartement du défunt.

 

Jean CROMARIAS agissait comme exécuteur testamentaire de tous les biens, actifs et passifs de « son oncle François, docteur en médecine, chirurgien-major en retraite, chevalier de la légion d’honneur ». Il représentait également son frère Pierre (marié à Marie GIRAUD), également présent à l’inventaire, propriétaire cultivateur au village de La Sauvolle (à 2 km à l’ouest du Vernadel), commune de St Priest des Champs, « administrateur légal des biens de son fils Gilbert, son fils mineur, élevé au petit séminaire de Bourges ».

 

François CROMARIAS avait fait le 25 août 1850 au Montcel un testament olographe qu’il avait déposé chez Me PARROT, notaire à Charbonnière les Vieilles. Il donnait « à Gilbert CROMARIAS, son petit-neveu l’universalité de tous ses biens au Vernadel, à Montcel et à Paris »et désignait « Jean CROMARIAS son neveu prêtre comme exécuteur avec la jouissance pendant la durée de sa vie. Gilbert n’entrera en jouissance des biens qu’après sa mort ».

 

Pêle-mêle, l’inventaire signale :

 

Dans la salle à manger éclairée par deux fenêtres donnant sur la place: une table ronde, quatre chaises, trois paires de bottes, une paire de souliers, deux pantalons, un habit, un gilet une vieille cravate, le tout mauvais, un vieux paletot. Dans une armoire : une carafe, deux verres, quatre bouteilles de vin, un paquet de bougies, un sucrier, des tasses et leurs soucoupes, une cloche à fromage, un carton à chapeau en soie noire, de vieux papiers et brochures, un rideau, des serviettes, une taie d’oreiller, des bas, un caleçon de laine, des draps, des chemises.

 

Dans la cuisine : une vieille malle, des bouteilles vides, un garde-manger, des souliers, un balais, deux bouilloires, un chandelier, un moulin à café, douze assiette et ustensiles de cuisine, une petite fontaine en pierre à trois robinets, trente volumes de médecine brochés, une paire de botte, des chiffons.

 

Dans la chambre à coucher : une commode, un secrétaire en acajou (mobilier Directoire ou Empire probablement), une couchette en bois d’acajou (même remarque), un sommier élastique, un matelas, un oreiller, un traversin, trois couvertures de laine, un édredon, trois chaises en merisier foncé couvertes de paille, une autre couverte de damas rouge, une petite glace avec son cadre en bois doré, une table de nuit en acajou.

 

Dans la commode : une boîte de quatre couteaux, une vergette, un pot à eau et une cuvette, un gilet de soie noire, deux paires de gant, une culotte, un pantalon de drap noir, une cravate en soie, un lot de faux-cols.

 

Argenterie et bijoux : six petites cuillères à café en vermeil, cinq pièces de monnaie anciennes, une bague (avec une fausse pierre), une épingle (à cravate probablement), une cuillère à potage et deux couverts en argent.

 

Dans la cave : 150 bouteilles de vin de différentes formes.

 

Dans le secrétaire : une croix de la légion d’honneur et de la Réunion.

 

Deniers comptants : 55 pièces d’or de 40 francs (2200 francs), 40 pièces de 20 francs (800 francs), 40 pièces de 5 francs en argent (200 francs).

 

Les papiers sont divers : deux actions non timbrées du Chemin de Fer du Nord de 500 francs chacune, une action du Chemin de Fer de Paris à Orléans de 500 francs, trois bons du Mont de Piété de Paris, une vente de Jacques CROMARIAS, propriétaire au Vernadel à François son frère d’une terre à Champgrand, une assurance de l’incendie pour la maison de campagne et les bâtiments d’exploitation, 5 certificats au porteur de 54 francs de rente à 5% "consolidée de la dette publique d’Espagne, délivrée à Madrid le 10 décembre 1834", les pièces relatives au loyer de l’appartement, s’élevant annuellement à 400 francs, un avertissement à payer la cote mobilière pour 1851 s’élevant à 9 francs 55 centimes, un registre des sommes que lui devaient M. CHEVALIER, Maire de Combronde (250 francs), Gilbert CHAMPEYROUX de Lavaur, commune du Montcel, (100 francs) Quintien DESNIER du Montcel (143 francs), Me PARROT, notaire (1000 francs), une carte d’électeur du XIearrondissement de Paris, un diplôme de docteur en médecine, les deux derniers certificats d’admission comme membre correspondant et membre titulaire de la société des sciences physiques, chimiques et arts agricoles et industriels, un diplôme de chevalier de Charles III d’Espagne dont était revêtu le défunt, des lettres de nomination au grade de Chevalier de la Réunion et Chevalier de la Légion d’Honneur, adressées au défunt, avec 18 pièces qui sont tous les états de services militaires rendus par le défunt à l’État.

 

Tous les objets sont remis à l’abbé Jean CROMARIAS.

 

L’inventaire des biens a été fait à Paris par Me THIAC les 21 et 22 octobre et à Montcel et Vernadel par Me TALLON, notaire à Riom, les 3, 6, 8, et 9 octobre.

 

Le total des liquidités s’élevait à 3200 francs à Paris, 1548 francs à Montcel et 305 francs au Vernadel (soit un total s’élevant à 5053f.).

 

La valeur des meubles s’élevait à 685 francs à Paris, 1434, 5 francs à Montcel et 1708,48 franc au Vernadel (total 3227,98 francs).

 

Les valeurs en actions s’élevaient à 950 francs de rente à 5% et 250 francs de rente à 4% sur l’État, 5 bons du Mont de Piété de la ville de Paris payables à François CROMARIAS, d’un montant total de 9310 francs, deux actions du Chemin de Fer du Nord de 500 francs, une action du Chemin de Fer de Paris à Orléans de 500 francs, 54 francs de rente à 5% consolidée de la dette publique d’Espagne au capital de 1080 francs délivrée à Madrid le 10 décembre 1834.

 

-Dix billets de loterie, des lingots d’or ( ?).

 

-Des reconnaissances de dettes à son profit (sommes notamment prêtées au Maire de Combronde (M. CHEVALIER) et à un notaire, qui s’élèvent à environ 600 francs. L’abbé pense que la majeure partie est d’un recouvrement douteux.

 

-Tous les ustensiles des maisons d’habitation et des bâtiments d’exploitation, terres et prés à Montcel et au Vernadel.

 

Le passif est minime : avec le reliquat de 200 francs de loyer de l’appartement de Paris, de 22 francs 85 centimes réclamés par la femme de ménage et 190 francs de frais funéraires auxquels s’ajoutent 20francs de complément.

 

Quelques éléments de la personnalité de François CROMARIAS apparaissent ainsi : un vieux monsieur encore actif, qui visite sa clientèle (5 paires de chaussures et bottes !), financièrement très à l’aise (19000 francs de biens !) qui vit pourtant de manière austère et retirée (peu de vaisselle) mais qui a un penchant pour Bacchus (des bouteilles partout). Ce mode de vie est probablement hérité de plus de 35 ans de vie militaire. Pour autant, François CROMARIAS n’est pas le Père Grandet de BALZAC, et son testament olographe déposé par son neveu l’Abbé Jean CROMARIAS le 21 octobre 1851 montre une générosité dans les legs, puisqu’il n’oublie ni les indigents, ni ses anciens domestiques, pour un total de 1700 francs (à peu près le dixième de sa fortune) :

 

Aux indigents de la commune de Montcel, de St Gal, du Vernadel, lieu de sa naissance : respectivement 300 francs pour chaque endroit.

 

Pour Marien CHAFFRAIX son domestique : 100 francs.

 

Pour François ESPAGNOL son domestique : 300 francs.

 

Pour Madeleine PÉRONNY son ancienne servante : 200 francs.

 

Pour Anne BEAUFORT, qui gardait ses vaches pendant l’été au Vernadel : 100 francs.

 

Pour Marie AUBIGNAT sa domestique : 100 francs.

 

Si son petit-neveu est désigné héritier universel, les autres membres de la famille ne sont pour autant pas oubliés.

 

Pour son petit-neveu Gilbert CROMARIAS l’universalité de tous ses biens au Vernadel, à Montcel et Paris. Jean CROMARIAS son neveu prêtre (lui-même l’oncle de Gilbert) est exécuteur avec la jouissance pendant la durée de sa vie. Gilbert en prendra possession lors de la mort de Jean.

 

Aux enfants, et petits enfants de feue sa sœur aînée (Gilberte), femme PAYRARD : 1000 francs.

 

Pour son frère Jacques : 1000 francs.

 

 

Pour feu son frère Jean ( ? probablement pour les héritiers de celui-ci) : 1000 francs.

 

Pour feue sa sœur Françoise, femme FAURE : 1000 francs.

 

Pour feu son frère Marien : 1000 francs.

 

Pour acquitter des messes à l’intention de feu son frère Jean, ex-curé de la commune de Montcel : 1000 francs.

 

Enfin, « pour aider à faire l’éducation d’une jeune fille, descendante de mon frère ou de l’une de mes sœurs et qui aurait la vocation d’entrer dans les ordres religieux » : 1000 francs.

 

 

10-Notes :

 

(1) : Archives de la Défense à Vincennes. 3Yg 228 : dossiers personnels des officiers de santé. 3Yf 40031 : dossiers de pension militaire.

 

(2) : « Dissertation sur les fièvres intermittentes ». Thèses de médecine de la faculté de Strasbourg, 1eroctobre 1814, Bibliothèque Nationale de France, Cote 8 TH Strasbourg, vol. 19, 1814, Notice N° FRBNF 36869871.

 

(3) : Annuaire de l’État Militaire de France pour l’année 1829, publié sur les documents du Ministère de la Guerre, avec autorisation du roi, SWIC.

 

(4) : Bulletin des Lois, Les Pensionnés du XIXesiècle, SWIC.

 

(5) : Almanach royal et national pour l’an1838, éditeurs Guyot et Scribe, 1838, p.971.

 

(6) : Minutier de Paris, cote ET/XCVII/913, Nos 57159 à 70).

 

 

11-Pièces justificatives

 

 -Arbre généalogique simplifié :

 

1-Blaise Cromarias, de Laveix, ép. Gervaise Nohen

          -----------------------I-------------------------------- 

       I                                                                                      I

2-François, ép. Marguerite Aubignat                      Pierre, ép. Jeanne                        (Le Mont)                                                                        Aubignat                                                      I                                                                (Laveix)                                                     I                                                                      I                                      8 enfants,dont :                                                    Notre branche    

                                                                              (St Julien puis Le Fraisse)...

                               I___________________________________________                                                         I                                                                                     I

3-Jean, ép. Jeanne Martin (Le Vernadel)  /  Pierre, curé d'Ayat (qui baptisa le           I                                                                                futur Général Desaix)

7 enfants, dont :

_____ I__________________________________________ 

4-Annet Antoine (ou Annet), ép. Marie Bathiat (Le Vernadel) / François, célibataire a vécu à pendant la Terreur à Paris, mort à 80 ans à Montcel 

____ I______________________________________________________________

  5-Jacques  (Le Vernadel)  /   Jean (Curé de Montcel)   / Jean (La Sauvolle)  /   François, Chirurgien-Major

 

  (autres enfants : Gilberte, Marien, Françoise et Marie)

 

Préciser y compris les dates avec l'ouvrage de Jean-Noêl Mayet

 ♥-Acte de naissance :

 

"François cromarias fils legitime a annet et a marie bathias du "vernadel est né et a eté baptizé le vingt deux fevrier mil sept cent "soixante dix huit a eté parrain francois cromarias (*) et marraine "margueritte cromarias (**) qui n'ont seu signer requis. Boyer vic(aire)". 

 

 -Acte de décès :

 

 -Ascendance et alliances du côté maternel (les Bathias).

 12-Sources

 

-Historique du 25e régiment de Dragons (1665-1890) par  le capitaine de Bourqueney. Tours, imprimerie A. Mame et fils, 1890.

ARGHA

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Published by jacquespageix - dans histoires et biographie
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