Ce blog, créé à Noël 2012, est destiné à la publication de mes études historiques passées et à venir. Il contiendra des biographies, de la généalogie, des monographies à l'intention de ma famille et de quelques amis.
Un « Bourbaki » :
Étienne Bardin
(1846-1929)
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Dernier épisode de la guerre
franco-prussienne de 1870-1871 :
l’internement (1) en Suisse de l’Armée du
général Bourbaki (2).
(1er février - 27 mars 1871)
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Les mobiles pendant l'hiver 1870-1871
Étienne Bardin
Un soldat de la guerre franco-prussienne
1-Note sur le document
Parmi les archives provenant de mon arrière-grand-mère paternelle, Bonnette Bardin-Lafarge, originaire de Gerzat (*), figurait en bonne place une lettre écrite par son cousin Etienne Bardin (3), interné en Suisse en 1871 à l’issue de la guerre franco-prussienne de 1870-1871.
Cette lettre, postée à Wallenstadt, canton de Saint-Gall (4), est datée du 16 février 1871.
Le support est un papier gris, à petits carreaux. La qualité du papier est assez médiocre L’écriture est fine, appliquée, presque calligraphiée. Elle témoigne, malgré quelques fautes, d'un bon niveau d’instruction.
Pour une meilleure compréhension, le texte de la lettre a été restitué après correction des fautes et la ponctuation a été améliorée.
(*) : Pour mémoire, Bonnette Bardin, de Gerzat, épousa mon arrière grand père Jean-Baptiste Pageix, de Beaumont, le 21 septembre 1875. ajoutons que son prénom était la forme féminine de Bonnet, l'un des nombreux saints vénérés dans la région (il existe au nord de Clermont, à la lisière de la Combraille, le village de Saint-Bonnet).
La lettre d'Étienne Bardin (première et quatrième page); la mauvaise qualité du papier apparaît bien sur ces photos...
2-La lettre
"Wallenstadt le 16 février 1871
"P.S.
"Cher Oncle (5)
"Cher Oncle, mon occupation continuelle et l’indécision de votre adresse m’a empêché jusqu’à ce jour de vous écrire. Maintenant je profite de ces quelques jours que je suis interné en Suisse et caserné dans de bons logements.
"Je me dispose à vous communiquer quelques lignes en détail de mes nouvelles et de ma position, attendu que je ne compte pas le temps en campagne. Mais aujourd’hui je m’aperçois que je suis parti au terme de cinq mois moins quelques jours (6), dans laquelle époque j’ai parcouru beaucoup de villes et de départements en France, et maintenant je parcours l’Allemagne et la Suisse où je me trouve encore à la frontière de la Suisse.
"Pour le résultat de ma santé je suis toujours bien portant. Rien qu’au début d’Orléans, j’ai pris un rhume qui m’a duré trois ou quatre jours et ce n’a pas été grave : tout le reste du temps, j’ai joui d’une bonne santé et j’espère beaucoup que la présente vous trouve de même.
"Je vous dirais que les troupes françaises ont beaucoup souffert à la bataille de Belfort et encore plus à Montbéliard où nous nous sommes battus cinq jours et cinq nuits sans lâcher et nous avons conservé nos positions sur un plateau de montagne dans quelques pieds de neige. Le temps nous dure beaucoup en retraite. Nous n’avions pas touché de vivre depuis un certain nombre de jours.
"Le 19 janvier, l’ordre est venu à minuit de nous replier sur nos pas. Voilà que toutes les troupes sont mises en débandade. Nous avons battu en retraite huit jours continuels, tous les régiments mêlés les uns dans les autres. Nous avons parcouru plus de trente lieues (7) sur les frontières de la Suisse, tout le temps dans les montagnes et dans les bois en voyant quelques six pieds de neige (8).
"Nous, notre bataillon, le bataillon de Clermont avait été soutien d’artillerie. Nous escortions une artillerie. Ainsi (nous) l’avions tant par habitude que certains moments, nous donnions au son du canon, quoique les obus nous pleuvaient (dessus). Mais nous avons encore beaucoup de chance : ma compagnie n’a presque pas eu de mal.
"Tous les jeunes gens de Gerzat n’ont eu aucun mal et ils sont tous rentrés avec moi en Suisse et maintenant j’en ai huit avec moi: Begon Bonnet, Begon Joseph, Begon Antoine (9), Sanctuaire, Bauvalot, Besseyre, Bardy, Gorce. Voilà tous ceux qui sont dans ma chambre avec moi. Les autres sont à trente ou quarante lieues de notre canton (10) Maintenant nos officiers sont à St Gall réunis avec tous les officiers des autres régiments ensemble. Ils ne peuvent plus donner d’ordres et ne sont pas aussi bien vus que nous autres les soldats, qui ne sommes pas considérés comme des prisonniers mais seulement comme des internés.
"C’est pourquoi les troupes françaises ont été si bien reçues en rentrant en Suisse. Nous sommes rentrés au nombre de cent quarante mille soldats (11). En arrivant, toutes les maisons étaient apprêtées pour nous recevoir partout où nous sommes passés. En rentrant, nous avons fait une dizaine de lieues (12) à pied puis nous avons attendu trois jours pour qu’on nous dirige vers notre destination.
"Nous étions cantonnés dans un temple où nous prenions nos repas et nous y couchions. En même temps, nous avons reçu nos destinations ; on nous a expédié en chemin de fer à six heures du matin jusqu’à dix heures du soir. A toutes les gares où nous passions, on nous a donné du pain et du fromage de Gruyère, du vin, des cigares ; on nous a comblé de tout. Le soir à notre arrivée, nous étions tous sous ainsi, mais bien escortés par les suisses.
"Tous les officiers suisses sont venus nous attendre en descendant à Wallenstadt. Tous les bourgeois nous donnaient des cigares, de l’eau de vie, du café. On nous a accompagné jusque dans notre caserne. En arrivant dans la caserne, notre soupe était prête, et de la viande et puis des lits à tout le monde des draps tout blanc. Ainsi cela nous a été ridicule de coucher dans des lits après quatre mois que nous n’y avions plus couché.
"Maintenant, on a lavé tous les effets et changé tous les lits pour approprier tout le monde.
"Hier, nous avons été au bain. Nous sommes partis en chemin de fer et revenus de même. Nous avons été prendre ce bain dans une ville à Ragaz (13). En sortant de l’établissement des bains, tous les bourgeois de la ville étaient là. Chaque maison bourgeoise en prenait dix pour les faire dîner chez eux. Moi, je suis allé dîner avec les officiers suisses dans le plus grand hôtel de la ville ; on m’a donné toutes sortes de choses; de petits cadeaux : mouchoir blanc, cravate, tabac, un petit bouquet artificiel, chemise de bal.
"Ainsi, il faut bien vous dire que les casernes sont consignées jusqu’à midi, mais à une heure après midi, on les laisse sortir jusqu’à quatre heures. Ceux qui ne sont pas rentrés à l’heure sont ramassés par les patrouilles et conduits en prison.
"Ainsi, pour moi, les permissions sont assez exactes. Je suis officier de caserne ; j’ai ma carte pour sortir toute la journée à partir de six heures du matin jusqu’à huit heures du soir. Ainsi, mon bureau est dans un hôtel. En arrivant de la caserne, j’ai travaillé quatre jours continuels pour faire mon effectif d’homme et soustraire mes états nominatifs. Maintenant, toutes mes comptabilités sont en règle. Je vous dirais que cela ne me dégoûte pas d’aller au bureau ; toutes les fois que je rentre, il y a un petit verre de liqueur sur mon écritoire. Ainsi, ces officiers sont très bons pour moi; ce sont tous de gros richards familiers et ils sont ainsi sous les armes jusqu’à ce que nous rentrions en France. Mais l’inconvénient pour moi, c’est qu’on parle allemand et il n’y a rien que les officiers qui comprennent le français.
"Nous sommes en Suisse allemande; un point des trois frontières: la frontière d’Autriche et la frontière d’Italie. Ainsi, j’ai vu le Rhin qui est frontière de la Prusse. Notre cantonnement des casernes se trouve bien embusqué sur le nord et le midi, une montagne de chaque côté si haute qu’on lève la tête tant qu’on peut et encore on ne peut pas voir la lisière. Du côté du couchant, le lac de St Gall à vingt mètres de la caserne et de l’autre, au levant, c’est la ville de Wallenstadt; beaucoup de négociants sur la dentelle. Nous sommes dans le canton où se trouvent les plus grands fabricants de dentelle; cette marchandise se vend les trois quart moins chère qu’en France. Le canton de Genève où nous avons passé est celui des grandes fabriques de montres.
"Ainsi, la Suisse est un pays très propre, très riche, plus que la France, mais pas productrice en denrée. Les vivres sont très chères: le vin ordinaire est à un franc le litre, la viande et le pain sont très bons. Ainsi, notre pain de soldat, c’est de la miche comme en France. Les mêmes choses qui sont servies sont de première qualité. Le meilleur marché, c’est l’eau de vie à 0,50 franc le litre, le café à 15 ou 20 centimes. Ainsi, on n’est pas malheureux du tout en Suisse.
"Nous avons été désarmés à la frontière en rentrant mais par conséquent, on n’a pris que nos fusils et nos cartouches. Maintenant, nous ne sommes pas chargés de cela. Ainsi, on donne du travail à ceux qui veulent travailler six heures par jour et qui sont payés soixante centimes par jour. C’est par cela que nous avons la tête à l’abri et ne rentrerons pas en France jusqu’à ce que les arrangements seront terminés.
"Ainsi, depuis que je suis en Suisse, je sais parfaitement les affaires de politique ; je reçois le journal tous les jours. Mais il faut bien espérer que nous ne serons pas internés pour longtemps : on nommera un gouvernement nouveau et j’espère que la paix va se signer ; ensuite, on dépoisonnera la France et chacun rentrera dans ses foyers ?
"Bien des compliments à toute la famille, mon oncle, ma tante, ma cousine Bonnette (14), ma grand mère et mon oncle Bonnet à qui depuis longtemps je voulais écrire, mais l’affreuse campagne m’a toujours tenu obstacle. Ainsi, je me permets d’écrire; veuillez recevoir mon brouillon sous peine de dérangement et pour mon adresse ci dessous je serais très satisfait de savoir l’état de votre santé. Ainsi, tous peuvent m’écrire sans aucun inconvénient: les lettres ne sont pas décachetées et le service des postes est très exact. Ainsi, chère tante, veuillez bien dire le bonjour de ma part à toute votre famille, votre beau-frère Jean et François et ainsi qu’à vos sœurs, sans oublier tout le monde qui demandera de mes nouvelles. A chaque jour, je mets la plume à la main pour écrire à mes parents, demain à mon cousin Michel Baltazard, après demain à mon cousin François. Donc, j’espère qu’il me parviendra des nouvelles du pays un jour. Ainsi, j’écris chez-moi le 10 février; je pense que la lettre leur est parvenue. A chaque fois que j’écris, j’envoie en même temps une carte correspondante.
"Ainsi, rien autre chose pour le moment. Je termine en vous embrassant tous de mon cœur. Je suis pour la vie votre fidèle et sincère neveu qui a toujours pour vous la plus grande amitié et la plus grande estime.
"Bardin Etienne, interné à Wallenstadt, Suisse, Canton de St Gall
"Officier de chambre (15), Caserne N3 C’est mon adresse".
Wallenstadt et son lac en 1800, site éminemment bucolique!
3-Le contexte historique de la guerre franco-prussienne
Chacun connaît les causes de la guerre de 1870-1871, imprudemment déclarée par la France à la Prusse le 19 juillet 1870 :
-La volonté de Bismarck de cimenter l’unité allemande autour d’un Empereur prussien, Guillaume 1er, par une guerre victorieuse sur la France. Son chef d’état-major, de Moltke, connaissait l’impréparation de l’armée française, désorganisée, mal équipée, commandée par des généraux quelque peu dépassés.
-L’ambition de l’impératrice Eugénie qui, croyant l’armée prête, pensait qu’une victoire assurerait la pérennité de l’Empire et l’accession au trône du jeune prince impérial (Napoléon III était déjà malade).
-La question de la succession au trône d’Espagne, qui souleva des jalousies et des inimitiés entre les états qui soutenaient leurs candidats. La révolution espagnole de 1868 avait chassé la reine Isabelle. Les officiers qui avaient repris le pouvoir souhaitaient maintenir la royauté et choisir un roi. Napoléon III préférait Alphonse, fils d’Isabelle. Bismarck, qui menait des négociations secrètes avec le général Prim, chef du gouvernement espagnol, proposait la candidature du prince Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen, cousin catholique du roi de Prusse. La France réprouva vivement ces tractations secrètes qui échouèrent.
Au lieu de savourer ce succès diplomatique, la France, par la voie de son chef de la diplomatie, le duc de Gramont, demanda au roi de Prusse d’annoncer officiellement le renoncement du prince Léopold. Notre ambassadeur, Bénédetti, rencontra à cet effet le roi à Ems où il prenait les eaux. Le roi, vexé, lui opposa un refus et marqua sa volonté d’en rester là. Le compte rendu de cet entretien, appelé depuis « la dépêche d’Ems », fut télégraphié à Bismarck qui se trouvait à Berlin avec de Moltke. On sait comment Bismarck la transforma à dessein en des termes plus belliqueux et la fit publier dans la presse : « Cela, dit-il, fera sur le taureau gaulois l’effet du manteau rouge »
Effectivement, les français bellicistes crièrent à la provocation et, le 19 juillet, Emile Ollivier, porté par l’opinion publique, déclara la guerre à la Prusse. Malgré l’opposition de Thiers, hostile à la guerre, il affirma qu’il l’acceptait « d’un cœur léger ». Napoléon III, pacifiste mais atteint par la maladie, laissa faire.
La campagne débuta le 1eraoût. L’armée française, malgré des actes de bravoure sur les champs de bataille, subit plusieurs revers et dut se replier sur Châlons. Une tentative pour délivrer Bazaine enfermé dans Metz échoua, et Mac-Mahon dut battre en retraite jusqu’à Sedan où il capitula le 3 septembre. Napoléon III et Mac-Mahon furent faits prisonniers.
Après consommation des vivres, Bazaine se rendit le 28 octobre et livra ainsi une armée quasi-intacte.
Le 4 septembre, Paris proclama la République et créa un gouvernement provisoire placé sous la présidence du général Trochu. Le 15 septembre, les premiers prussiens arrivaient devant la capitale et le siège commença (il ne se termina qu’en mai 1871 avec la chute de la commune). Le siège de Belfort, quant à lui ne débuta que le 3 novembre 1870. Cette place forte, brillamment défendue par le Colonel Denfert-Rochereau, ne capitula que le 18 février 1871 sur ordre du Gouvernement.
Le 7 octobre, Gambetta s’envola de Montmartre en ballon, rejoignant dans un premier temps, le 9, la délégation gouvernementale de Tours. Devant l'avancée de l'armée prussienne et la perte d'Orléans, il dut se replier le 9 décembre à Bordeaux (Gambetta fit toutefois un séjour à Bourges, du 11 au 21 décembre).
Sous son impulsion, la levée en masse fut décrétée le 2 novembre par le gouvernement provisoire qui organisa la résistance en province avec l'armée de la Loire, celle du Nord, puis celle de l’Est, ces armées étant placées sous la coordination de Charles de Freycinet.
4-Les événements vécus par Etienne Bardin
4.1. Laissons de côté l’armée du Nord, confiée au général Faidherbe, qui est victorieuse à Bapaume, puis battue le 19 janvier 1871 à Saint-Quentin, et consacrons-nous à l’armée de la Loire, commandée par le général d’Aurelle de Paladines.
Etienne Bardin est manifestement présent à cette armée de la Loire dès sa constitution, puisque dans sa lettre, il écrit qu’il est parti depuis cinq mois moins quelques jours, soit vers le 20 septembre 1870. De plus, il évoque « l’affaire d’Orléans ». Ceci nous prouve qu’il a vécu toutes les péripéties de cette armée de la Loire, dont les éléments repliés à Bourges vont servir ensuite à constituer l’armée de l’Est.
À l’automne de 1870, alors âgé de 24 ans, sans que j'ai pu retrouver le détail des circonstances de son incorporation (absence de fiche matricule le concernant) , il est établi qu'Étienne Bardin appartient au bataillon de Clermont, l'un des trois bataillons faisant partie du 32èmerégiment de mobiles du Puy-de-Dôme (15), l'un des régiments composant le 15èmecorps d’armée alors commandé par le général de la Motterouge. Celui-ci a installé son PC à Bourges. A noter que la place de Bourges avait une grande valeur stratégique puisque c’était un lieu de casernement important qui disposait d’un polygone de tir ; c’est là que les recrus effectuaient leurs « écoles à feu », c'est-à-dire l’entraînement au tir réel. Mon grand-père Pierre Pageix et ses deux frères, Antony et Joseph, originaires de Beaumont près de Clermont-Ferrand, y ont accompli une partie de leur service militaire, de 1897 à 1902) ; enfin, Bourges était la seule ville de France où l’on fabriquait des cartouches ! Heureusement, cette place ne fut jamais vraiment menacée par l’avance prussienne qui ne dépassa pas Vierzon.
4.2. Faisons d'abord une digression pour voir comment fut constitué pour le Puy-de-Dôme (tout comme dans les autres départements) ce 32e régiment de mobiles, et quel était l'organisation et l'état des troupes qui le composait.
J'ai trouvé des éléments de réponse dans le recueil des actes de l'Assemblée (cité in fine dans la liste des sources bibliographiques) qui contiennent les échanges télégraphiques entre le Préfet du Puy-de-Dôme, Girot-Pouzol (François Jean Amédée), et Léon Gambetta:
Le décret du 7 août 1870 avait appelé dans la garde nationale mobile tous les jeunes gens au-dessus de 25 ans, alors que la patrie était proclamée en danger le 9 août suivant, mais le gouvernement hésita à armer les contingents.
Ce ne fut que plus tard, après la défaite et sous l'impulsion du gouvernement provisoire, que le Puy-de-Dôme forma cinq bataillons pour la garde mobile, un par arrondissement. Trois d'entre-eux formèrent le 23e régiment: le bataillon de Clermont (2e bataillon) auquel appartint Étienne Bardin, commandé par Mallay, celui d'Issoire (3e) sous les ordres du Lnt-Cel Sersiron qui commandera le régiment et celui de Riom (4e) commandé par le Vicomte Hyppolyte de Molen (il avait épousé la petite nièce du général Desaix).
Celui d'Ambert (1er bataillon) fut rattaché à la 3e armée de Paris (Gal Soumain, 4e div. du Gal Corréard) pour contribuer à la défense de la capitale assiégée et celui de Thiers ( le 5e), partit en Afrique!
Les échanges télégraphiques entre le Préfet et Gambetta ne démentent pas l'état de dénuement des soldats du régiment qu'on baptisera d'ailleurs aussitôt "le trente-deuxième mendiant"! Comme le soulignait le capitaine Biélawski qui conduisit au feu la 8e compagnie (celle de Saint-Gervais) qu'il commandait, et qui rédigea plus tard ses mémoires, "on doit comprendre l'impression produite par nos singulières bigarrures sur les chefs habitués au brillant et à l'exquise ordonnance de l'armée sous l'Empire". Les jeunes mobiles du canton de Saint-Gervais d'Auvergne sont quant à eux surnommés les "lapins bleus"...
Ainsi, le secrétaire général du préfet du Puy-de-Dôme, Chante-Grellet, appela le 5 novembre 1870 l'attention de Freycinet sur l'état de "nos trois bataillons de mobiles formant le 32e régiment de marche de l'armée de la Loire: "Tous les parents qui sont allés voir leurs enfants, écrivait-il, viennent se plaindre de ce qu'ils sont très insuffisamment vêtus et chaussés. Toutes les lettres qu'écrivent les mobiles contiennent les mêmes plaintes".
Le préfet renchérit: "Vous m'avez promis de faire donner aux mobiles du Puy-de-Dôme les souliers et les vêtements qui leur sont nécessaires. Rien n'a été fait". À ce sujet, remarquait le préfet, il serait bon d'éviter les communications répétées entre l'armée et les parents".
Ces remarques amères du préfet atteignirent leur paroxysme lorsqu'il signala en fin décembre "la situation déplorable dans laquelle se trouvent les trois bataillon du 32e qui sont à l'armée de la Loire. Ces hommes sont sans vêtements et sans chaussures (...) "On croirait que l'intendance conspire contre ces malheureux. De plus ils sont sans officiers supérieurs et la plupart des officiers subalternes sont à l'hôpital ou en congé. Je vous supplie de donner des ordres pour que cet état cesse", insistait-il!
Le préfet Girot-Pouzol, qui s'adressait désormais à Bordeaux où le gouvernement de Gambetta s'était replié depuis le 9 décembre, n'était manifestement pas content de ce transfert: " Le départ pour bordeaux, regrette-t-il, est fâcheux, il aurait mieux valu s'arrêter plus au centre". Notons que le gouvernement se déplaça de Tours à bordeaux le 10 décembre 1870 ; Léon Gambetta justifia ainsi ce transfert: "Ne soyez pas inquiet de cette translation qui a uniquement pour but d'assurer la parfaite liberté des mouvements stratégiques des deux armées composées avec l'armée de la Loire (il s'agissait de l'organisation de la deuxième armée de la Loire commandée par Chanzy et de l'armée de l'Est par Bourbaki) Notons aussi que l'armée de la Loire venait d'évacuer la ville d'Orléans à peine reconquise, ce qui pouvait aussi nourrir cette inquiétude.
L'état de dénuement de l'armée fait véritablement frissonner quand on pense au froid intense qu'endureront nos "moblots"au cours de la campagne de l'Est, où ils devront affronter des températures avoisinant les moins vingt degrés!
On lit d'ailleurs dans une dépêche du préfet du 30 décembre, plus optimiste en ce qui concerne l'habillement d'un nouveau contingent de mobiles encore au dépôt de Clermont: "Mes mobilisés sont tous équipés et habillés, ils font leurs exercices aussi régulièrement que possible par un froid de 15 degrés (au-dessous de zéro naturellement) et avec 50 centimètres de neige. Ils ne courent pas les cabarets; nous n'avons presque pas de réfractaires malgré les excitations des réactionnaires. Ce sera une bonne troupe".
Le préfet faisait état de deux autres difficultés pouvant entraver la formation des bataillons:
La première concernait les vendanges, susceptibles de dissuader les jeunes recrues de rejoindre leurs unités: "Le bataillon d'Issoire, télégraphie-t-il le 15 septembre, est bien organisé, la subordination y est excellente; mais à l'approche des vendanges qui auront lieu dans huit jours, le commandant m'avertit que les désertions seront nombreuses...". Le 16 septembre, le préfet écrivait que les quatre chefs de bataillon réunis dans son cabinet "sont unanimes pour me dire que pendant les vendanges, il est périlleux pour l'existence de leur bataillon de rester dans le pays"! Ces faits ne sont pas sans rappeler les départs des volontaires pour Lyon sous la Révolution où les ancêtres de ces mobiles firent demi-tour en chemin pour revenir au bercail pour s'attaquer...aux vendanges!
La deuxième concernait les exemptions ordonnées pour les soutiens de famille qui éveillaient des jalousies et pouvaient provoquer des désordres et des désertions: le préfet préconisait de laisser aux communes et non plus aux conseils de révision le choix des exemptés pour soutien de famille: "Je considère comme très essentiel et très utile à la République de remplacer par de l'équité le favoritisme qui s'est produit sous l'Empire au sujet des mobiles". Le 4 décembre, le préfet sera finalement conduit à retirer ce pouvoir aux maires.
C'est probablement pour toutes ces raisons que le préfet insista dès le 6 septembre pour faire partir le plus tôt possible les troupes déjà organisées. "Nous avons ici deux bataillons de mobiles prêts à partir. Ne nous les laissez pas. Utilisez-les et cela nous permettra d'en organiser deux autres immédiatement".
Le lendemain, il constatait toutefois que "l'ordre règne dans notre département. Les opérations de la révision se poursuivent sans difficultés. Les gardes mobiles partent avec enthousiasme. La République a rassuré tout le monde et nous espérons que la patrie pourra être sauvée".
Enfin, après avoir évoqué l'état des troupes, évoquons celui de l'armement: un message, du 2 janvier 1871, adressé à Freycinet, illustre bien la diversité des fusils, essentiellement à tabatière (pour certains se chargeant toujours par le canon), les chassepots (à culasse), en nombre insuffisant, étant une dotation attribuée prioritairement aux troupes de ligne...On dut même recourir à l'achat de fusils américains et le préfet remarquait:
"Nos mobiles sont armés de fusils à baïonnette et de trois calibres différents. Comme ils vont partir, donnez l'ordre qu'ils soient armés d'une manière uniforme et de fusils se chargeant par la culasse. On dit que vous venez d'en recevoir d'Amérique". Ces fusils étaient des Springfields et des Enfields livrés à Brest. Au besoin, on joignit "des fusils de chasse jusqu'à ce que le nombre des fusils soit égal à celui des soldats mobilisés"!...
Les malheureux mobiles armés de vieux fusils se chargeant par le canon eurent parfois de mauvaises surprises, car la baguette gonflait sous l'effet de l'humidité et ne pouvait donc plus pénétrer dans le canon! C'est le reproche que formulait le général de La Lande à l'Amiral Jauréguiberry qui l'accusait de n'avoir pas beaucoup tiré au cours d'un combat.
Consacrons quelques mots à la façon dont les soldats étaient surveillés par des unités de gendarmerie qui suivaient chaque régiment. Une dépêche de Bordeaux précisait "qu'à l'avenir, chacune des armées de la République sera pourvue d'un régiment de gendarmerie à cheval, placé sous le commandement exclusif du commandant du régiment", qui doit suivre l'armée et disposer son régiment de manière à surveiller et boucher les issues"! Il convient "d'arrêter les fuyards et de les traduire devant une cour martiale instituée en permanence sur les derrières de chaque armée"."Sera également traduit devant cette cours martiale tout militaire proférant les cris: "Sauve qui peut! Nous sommes perdus!"
Sur le chapitre de la confiance entre les soldats et leurs chefs, il y aurait également beaucoup à dire, comme en témoigne la circulaire de Gambetta du 25 janvier 1871 à ses généraux: "L'ensemble des observations que j'ai recueillies me démontre une chose, c'est que l'officier ne vit pas assez avec le soldat et ne s'occupe pas assez de lui (...) On voit des officiers logés en ville, alors que les soldats sont au camp sous la tente (...) L'officier doit être l'ami et le tuteur de ses soldats (...) Pour les aider à supporter les privations, il doit les supporter lui-même et leur donner l'exemple. Il ne suffit pas d'être à leur tête le jour du combat"!...
Étienne Bardin, en Suisse, n'observait-il pas lui-même: "les officiers ne sont pas bien vus" et on les "isole".
voir aussi article Henri Kastler.
voir aussi article édifiant d'Henri Kastler. !!!
"il fut convenu qu'une solde journalière de 25 centimes serait attribuée
sans discrimination aux sous-officiers et hommes de troupes et que
la solde des officiers serait fixee ulterieurement. Les officiers devant
etre separes des hommes de troupe. etc.etc.
4.3. Après avoir dépeint - en des termes, il est vrai, peu engageants - l'armée ainsi constituée, entrons maintenant dans le vif du sujet et suivons les opérations auxquelles participa Étienne Bardin:(*):
Engagé sans tarder pour dégager Paris assiégé, le 15èmecorps se bat avec succès à Artenay, le 5 octobre, puis occupe Pithiviers le 8, et s’approche à une cinquantaine de kilomètres des avant-postes de la capitale. Mais un retour offensif du 1ercorps bavarois le contraint à abandonner Orléans et à repasser la Loire en hâte pour traverser la Sologne. Le Général de la Motterouge est aussitôt relevé de son commandement par d’Aurelle qui réorganise ses troupes pour repartir en avant. De là, les 27èmeet 15èmecorps prennent la direction de Blois pour se joindre à un 16èmecorps nouvellement formé et confié au général Chanzy. A noter que dans ce mouvement, les 18èmeet 20ème corps d’armée avaient battu le 9 novembre le 1ercorps bavarois à Coulmiers (ce fut la première victoire de la guerre). Ces deux corps d’armée lancent ensuite une attaque infructueuse contre Beaune la Rolande.
Cette marche devait être poursuivie sur Paris pour obliger l’ennemi à lever le siège.
Après quelques atermoiements, d’Aurelle qui attendait une sortie du général Ducrot, enfermé dans Paris, se décide trop tardivement, le 30 novembre. Entre-temps, la chute de Metz avait libéré les deux armées prussiennes assiégeantes, et l’une d’elles se dirige aussitôt vers le sud de Paris. Chanzy, à l’aile gauche, à la tête du 16èmecorps, refoule le 1ercorps bavarois à Villepion le 1erdécembre, mais essuie le lendemain une grave défaite à Loigny. Ecrasée sous la supériorité de l’artillerie prussienne, l’armée de la Loire du général d’Aurelle, dont une partie se débande en Sologne, doit battre en retraite. A l’aile droite de la bataille, le 15èmecorps, alors commandé par le général Martin des Pallières sous l’autorité directe d’Aurelle, mène un combat retardateur à Pourpry, puis décroche sur Artenay.
La retraite s’effectue dans deux directions différentes : le général Chanzy, à la tête des 16ème,17èmeet 21ème corps, prend en bon ordre la direction de Blois, tandis que d’Aurelle se replie sur Orléans, et ordonne à son 15èmecorps de quitter la ville qui sera reprise par les prussiens le 4 décembre, ce qu’exécute Martin des Pallières en traversant la Loire en même temps que le 18èmeà Gien et le 20èmeà Jargeau. Le 5 décembre, le 15èmecorps est à Lamotte-Beuvron et le lendemain à Salbris. Parvenus au voisinage de Vierzon, les poursuivants font demi-tour.
Les trois corps d’armée d’Aurelle se regroupent à Bourges entre le 9 et le 11 décembre. Entre-temps, le 6 décembre, le gouvernement de la défense nationale replié à Tours relève le général vaincu de ses fonctions. Il entérine la scission de l’armées de la Loire, en constituant deux nouvelles armées : une Première armée de la Loire regroupant les 15ème,18èmeet 20ème corps, et une Deuxième armée de la Loire regroupant les 16ème, 17ème et 21èmecorps. La deuxième est confié au général Chanzy ; elle opérera sur le Loir, la Sarthe et la Mayenne jusqu’en fin janvier 1871, tandis que la première armée de la Loire, regroupée à Bourges, est confiée au général Bourbaki: elle s'appellera peu après l'Armée de l'Est à laquelle appartenait Étienne Bardin.
(carte des cantonnements des corps d’armée à Bourges)
(*) : Il n'est pas très aisé de reconstituer les mouvements du bataillon de mobiles de Clermont du 32e Régiment de Mobile du Puy-de-Dôme auquel appartenait Étienne Bardin, car il faut effectuer une synthèse assez fastidieuse entre les ouvrages généraux du Lnt-Cel Rousset et de Grenest et le récit "au plus près du terrain" du Capitaine Biélawski qui commandait le bataillon de Riom du 32e Régiment de Mobiles (cf bibliographie in fine).
4.4. -Mais qui était le général Bourbaki ?
Ce dernier avait été pressenti mais hésita en refusant d’abord les commandements qu’on lui proposait. Finalement, il accepta de prendre la tête de cette armée.
-Le plan de bataille : la 2èmearmée est chargée des opérations de l’ouest. Après plusieurs options, on confie le soin à l’armée de Bourbaki d’opérer à l’Est d’où le nouveau nom d’armée de l’Est qui lui sera donné plus tard, afin de couper les axes de ravitaillement des prussiens et de libérer Belfort, avec l’appui des Armées des Vosges + le corps de Garibaldi (pas très recommandable), le gal Crémer (un bon) et si besoin était l’armée de Lyon.
-La marche vers l’Est ;
-Les batailles ;
4.5.-La retraite, la tentative de suicide de Bourbaki, la nomination du général Clinchant, L'armistice du 20 septembre 1871, la convention avec le général Suisse Herzog et le passage en Suisse ;
Clémentine Portier-Kaltenbach, historienne, relate ainsi les circonstances de l'armistice signé le 28 janvier 1871 à Versailles entre Jules Favre et Bismarck;
"Chargé de négocier avec Bismark à Ferrières les conditions de l'armistice, il était tellement obnubilé par le sort de Paris qu'il en oublia complètement d'inclure dans les négociations la garnison de Belfort et l'armée de l'Est, forte de cent mille hommes. Celle-ci n'est même pas mentionnée dans les termes de l'armistice, et Favre n'y fait aucune allusion dans la dépêche qu'il adresse au gouvernement provisoire, alors réfugié à Bordeaux. Il l'a purement et simplement oubliée: "J'étais alors dans un grand état de trouble", plaidera-t-il devant la commission d'enquête de l'Assemblée Nationale (...) Apprenant l'incroyable erreur de Favre, Gambetta se mit dans une colère indescriptible: "Je comprends qu'un avocat hébété par la peur ait commis une pareille balourdise et une semblable infamie ; mais ce Jules Favre était assisté d'un général (Valdan) quand il discutait avec Bismarck des clauses de la convention : que le sang de l'armée de l'Est et la honte de la défaite retombent sur lui."
4.6. -L’internement en Suisse et le retour en France
Le retour en France des "Bourbakis", comme vous dîtes, s'est effectué à partir du 7 mars, date officielle de la fin de la campagne et du licenciement des troupes auxiliaires (corps francs, garde nationale, etc.). Il fut coordonné par le général de Polhès, installé à cet effet à Chambéry. Je le sais par le dossier d'un officier auquel je me suis intéressé et qui fut affecté le 7 mars à ce service en qualité d'adjoint au général ; son emploi fut supprimé le 27 mars, ce qui laisse supposer que l'opération était terminée. Normalement, si les choses se sont passées comme elles le devaient, chacun a été dirigé vers le dépôt de son régiment. Pour les mobiles, la suite a été la démobilisation immédiate (Bernard Soneck, Genemil).
5-Biographie et généalogie d’Étienne Bardin
Etienne Bardin est né au clos de Laval, commune de Montferrand le 9 mai 1846.
C'était un domaine agricole appartenant à un architecte naval, etc (voir l'acte du bail). Les parents d'Étienne, Pierre Bardin et Marie Joal, exploitaient ce domaine conjointement avec mes arrières-arrières grands parents Antoine Bardin et Anne Lafarge. Ainsi, Étienne et Bonnette, leurs enfants respectifs, furent élevé et passèrent leur enfance au sein de ce domaine proche de Clermont.
Étienne était de la classe 1866. J'ai cherché en vain jusqu'ici la trace de sa fiche matricule.
Arbre généalogique simplifié des Bardin Bazoche, réalisé par mon grand oncle Joseph Pageix. J'ai ajouté deux générations: Bonnet Bardin / Marie Bardin et François Bardin / Marie Forrestier grâce à Mr Serge Robert, originaire de Gerzat, qui avait recueilli les actes d'état-civil conservés par la municipalité de Gerzat (absents des archives départementales du P. de D) et qui mes les a aimablement communiqués.
6-Notes
(1) Ce terme fut certainement choisi à dessein pour désigner le statut de réfugiés (et non de prisonniers) des soldats entrés en Suisse. Vérifier dans la convention entre le général suisse Herzog et le général Clinchant.
(2) Bourbaki, Charles, Denis, Sauter, né à Paris en 1816, mort à Cambo en 1897. Général d’origine grecque. Campagnes d’Algérie, et de Crimée, puis commandant de la garde impériale au début de la guerre.
(3) Étienne Bardin est né au domaine de Valcros (ou de Laval) à Montferrand le 9 mai 1846. Il s’est marié à Marie Bardin sa cousine au second degré le 12 mai 1881 (le maire de Gerzat qui les a mariés était son parent le docteur François Pommerol). Etienne meurt à Gerzat à l’âge de 83 ans, le 13 mars 1929. Son fils Franck épouse peu après, le 21 septembre 1929, Jeanne Émuy de Beaumont (voir photo de leur mariage).
Mariage le 21 septembre 1929 de Franck Bardin et de Jeanne Émuy. Buvette du lac Chambon. Notez les belles dimensions de la limousine décapotable qui transporta tout ce monde. Debout de gauche à droite X, Pierre Pageix mon grand père, X, X (Joal?), Mon père Paul Pageix; assis: X, Jean-Baptiste Émuy, Jeanne et Franck, Louisa Madeuf épouse Joseph Pageix mon grand oncle qui, probablement, prend la photo, X, X.
(4) Wallenstadt, canton de Saint Gall, district de Sargans, sur la rive Est du lac de Wallen.
(5) L'oncle ainsi désigné pouvait être Étienne Bardin-Lassiauve, Bonnet (célibataire) ou mon trisaïeul Antoine Bardin-Lafarge (voir arbre généalogique simplifié).
(6) Soit depuis environ le 20 septembre 1870, ce qui permet d’affirmer qu’Etienne, alors âgé de 24 ans avait participé aux mouvements et à la retraite de l’armée de la Loire, avant de vivre la constitution de l’armée de l’Est et ses tribulations jusqu'en Suisse.
(7) Environ 120 kilomètres.
(8) La hauteur d’un homme…
(9) Tout comme les Bardin, les Begon étaient nombreux à Gerzat. Notons que la mère de Blaise Pascal, Antoinette Begon, était originaire de Gerzat...D'où une parenté probable?
(10) Environ 120 à 200 kilomètres.
(11) Ce nombre est exagéré; il représente l’effectif de l’armée de l’Est qui s’élevait à 140 000 hommes, en fait environ 90 000 soldats entrèrent en Suisse, ce qui est au demeurant considérable; c'est pourquoi on ne saluera jamais assez le sens de l'hospitalité et l'organisation de nos amis Suisse qui, fidèles à leurs traditions, furent capables, en un temps record et avec une précision d'horlogers, d'accueillir, de soigner, de répartir de transporter et d'héberger dans leurs beaux cantons nos malheureux compatriotes.
(12) 40 kilomètres.
(13) Bad Ragaz ou Ragaz-les-Bains, mêmes canton et district, station thermale.
(14) Mon arrière-grand-mère, Bonnette Bardin, née comme Étienne au Clos de Laval le 28 octobre 1847, épousa Jean-Baptiste Pageix mon arrière grand père.
(15) L'officier de chambre était responsable devant les autorités suisses des hommes de sa chambrée.
(16) Les mobiles, appelés familièrement « moblots », étaient…définition Ceux de St-Gervais d’Auvergne étaient surnommés «les lapins bleus»…
La garde nationale mobile avait été créée en janvier 1868, suite au vote de la loi Niel. Toutefois, plutôt que d'en faire un corps bien entraîné et apte au combat (les jeunes ayant échappé au service militaire grâce au tirage au sort devaient être incorporés dans la garde mobile, sans possibilité d'y échapper), les députés amendèrent la loi à tel point qu'elle devint inutile. Ainsi, le tirage au sort fut maintenu (ainsi que le remplacement, qui consistait à payer un soldat aguerri pour prendre la place du jeune conscrit). En outre, les gardes mobiles devaient s'entraîner à leur domicile et non en caserne (vérifier et améliorer cela).
7-Annexes
7-1 Acte de naissance d’Étienne :
"312
"9 mai 1846
"Bardin Etienne
"Garçon légitime
"L'an mil huit cent quarante six, le dix mai, à midi, par devant nous Sébastien Faure, adjoint, officier de l'état civil de cette ville de Clermont-Ferrand, a comparu Pierre Bardin, cultivateur, âgé de trente ans, habitant de cette ville, partie de Montferrand, au domaine de Valcros; lequel nous a présenté un enfant du sexe masculin, né hier matin, à neuf heures, de lui déclarant, et de Marie Joal, son épouse; et auquel il a donné le prénom d'Étienne.
"Les dites déclarations et présentations faites en présence d'Étienne Bardin, cultivateur, âgé de trente trois ans, oncle de l'enfant; et de Gérard Constant, jardinier, âgé de cinquante huit ans, non parent; tous deux habitants de cette ville; et avons signé. Le père et les témoins ont déclaré ne savoir signer; après lecture à eux faite. S.Faure adjt"
7-2 Acte de naissance de Marie Bardin :
"N°35
"Acte de la naissance
"20 juin 1856
"Bardin marie
"féminin
"légitime L'an mil huit cent cinquante six, le vingt un du mois de juin, heure de quatre du soir, par devant nous anne joseph Gabriel marcellin faure maire officier de l'état civil de la commune de gerzat, canton de clermont, département du puy de dôme, est comparu Michel Bardin, âgé de vingt six ans, père de l'enfant, propriétaire, habitant de la commune de Gerzat, lequel nous a présenté un enfant du sexe féminin née le vingt du mois de juin heure de onze du matin, de lui déclarant en sa maison à gerzat et de françoise pommerol agée de vingt quatre ans son épouse et à laquelle il a déclaré vouloir donner le prénom de Marie. les dites déclarations et présentation faites en présence d'antoine Bardin Balthazard agé de soixante dix ans, et d'etienne pommerol agé de cinquante un ans tous deux grand père de l'enfant, propriétaires, habitant de la commune de gerzat. Et avons signé le présent acte de naissance avec le père de l'enfant et les deux témoins après que lecture leur en a été faite.
Bardin Bardin Pommerol Faure"
7-3 Acte de mariage d’Étienne et Marie Bardin :
« N°11
12 Mai 1881
Etienne Bardin
Marie Bardin
garçon et fille. L'an mil huit cent quatre vingt un, le douze du mois de Mai, heure de dix du matin, Par devant nous Docteur Pommérol François Maire officier de l'état civil de la commune de Gerzat, Canton de Clermont Département du Puy de Dôme ; sont comparus en notre maison commune, Etienne Bardin, âgé de trente quatre ans, cultivateur habitant de la commune de Gerzat, étant né en la ville de Clermont Fd, Section Est de Clermont Fd, au domaine appelé les guelles le neuf Mai mil huit cent quarante six, ainsi que le constate un extrait du registre de l'état civil de clermont Fd le dix neuf du même mois de la même année, fils majeur et légitime de Pierre Bardin, et de Marie Joal aussi propriétaire cultivateurs ci-présents et consentants ; Et Marie Bardin, âgée de vingt quatre ans, étant née en cette commune le vingt du mois de Juin mil huit cent cinquante six, ainsi qu'il est constaté par son acte de naissance inscrit en cette Mairie ; fille majeure et légitime de michel Bardin et de Françoise Pommérol , propriétaires, ci-présents et consentants ; la dite Marie Bardin domiciliée avec ses père et mère en la Commune de Gerzat ; lesquels nous ont requis de procéder au Mariage projeté entre eux et dont les publications ont été faites à Gerzat devant la principale porte de notre maison commune les deux dimanches consécutifs premier et sept Mai présente année, à l'heure de dix du matin ; aucune opposition au dit mariage ne nous ayant été signifiée, faisant droit à leur réquisition, après avoir donné lecture de toutes les pièces ci- dessus mentionnées et du Chapitre six du titre cinq du Code Civil intitulé du Mariage, nous avons interpellé les futurs époux, ainsi que Pierre Bardin, Marie Joal ; Michel Bardin, Françoise Pommérol qui autorisent le mariage d'avoir à déclarer s'il a été passé un contrat de mariage, lesquels nous ont répondu affirmativement et nous ont déclaré que l'acte a été reçu le onze Mai Mil huit cent quatre vingt un, par Monsieur Maître Bellet notaire à la résidence de clermont-Fd nous avons ensuite demandé au futur époux et à la future épouse s'ils veulent se prendre pour mari et pour femme chacun d'eux ayant répondu séparément et affirmativement déclarons au nom de la loi que Bardin Etienne et Bardin Marie sont unis par le mariage, de quoi avons dressé acte en présence de Mr Pommérol François Faure âgé de soixante onze ans, propriétaire habitant de la commune de Gerzat, oncle de la future ; de de Mr Bellet Antoine, âgé de trente trois ans, notaire à la résidence de Montferrand ; cousin de la future ; de joal François, propriétaire cultivateur, âgé de trente huit ans, habitant de la Commune de Gerzat, cousin du futur, de Bardin Etienne, âgé de vingt neuf ans, frère de la future aussi habitant de la Commune de Gerzat et avont signé le présent acte de mariage avec les époux, les père et mère de l'épouse et les quatre témoins les père et mère de l'époux ont déclaré ne savoir signer après que lecture leur a été faite.
Dr Pommerol
Marie Bardin Bardin Etienne
françoise Pommerol Bardin
Bellet Bardin Joal
Pommerol »
7-4 Acte de décès de Marie Bardin :
"N°11 Décès du 18 février 1903
Bardin Marie 46 ans épouse
"L'an mil neuf cent trois, le dix neuf février à neuf heures du matin, par devant nous Prévot Bonnet Cognet, maire, officier de l'état civil de la Commune de Gerzat, Canton de clermont, département du Puy de Dôme sont comparus Joal françois, âgé de soixante ans, cousin de la défunte et Bœuf Pierre âgé de Cinquante deux ans, non parent de la défunte tous deux cultivateurs, demeurant à Gerzat, lesquels nous ont déclaré que hier à trois heures du matin: Bardin Marie, êgée de quarante six ans, sans profession, demeurant à Gerzat où elle est née, fille de défunts Michel Bardin et de Françoise Pommerol, épouse de Etienne Bardin âgé de cinquante six ans, est décédée en sa maison à Gerzat ainsi que nous nous en sommes assuré. Et avons signé avec les deux déclarants le présent acte de décès après que lecture en a été faite.
Joal Bœuf Pierre Pierret"
7-5 Acte de décès d’Étienne Bardin:
"N° 17 Décès du 13 Mars Bardin Etienne 83 ans veuf Bardin
"Le treize Mars mil neuf cent vingt-neuf à onze heures est décédé en son domicile à Gerzat Bardin Etienne né le neuf Mai mil huit cent quarante six a Clermont Ferrand fils de Pierre Bardin et Marie Joal son épouse, veuf de Bardin".
7-6 Acte de naissance de Franck Bardin:
"N° 30
"Naissance du 9 août 1888
"Bardin Franc - Pierre - Joseph
"Masculin -Légitime L'an mil huit cent quatre vingt huit, le dix du mois d'avril, à dix heures du matin, par devant Nous docteur Pommerol françois, maire officier de l'état civil de la Commune de Gerzat Canton de Clermont, département du Puy-de-Dôme est comparu Etienne Bardin êgé de quarante deux ans, propriétaire, agriculteur, demeurant à Gerzat, père de l'enfant, lequel nous a présenté un enfant du sexe masculin né hier neuf courant à six heures du soir, de lui, déclarant, en sa maison à Gerzat, et de Marie Bardin, âgée de trente -deux ans, son épouse même profession et même domicile, et auquel enfant il a déclaré vouloir donner le prénom de Franc - Pierre - Joseph. Les dites déclarations et présentations faites en présence de Michel Bardin, âgé de cinquante-sept ans, grand père de l'enfant et François Joal, âgé de quarante-un ans, cousin de l'enfant tous deux propriétaires agriculteurs domiciliés à Gerzat. Et avons signé le présent acte de naissance avec le pere de l'enfant et les deux témoins après que lecture du dit acte leur en a été faite. Bardin
" Bardin Joal Dr Pommerol"
7-7 Bail au profit de Antoine Bardin dit de la Raynaude consenti par Monsieur Antoine Geoffroy (*) le 26 avril 1842:
"Par devant Me Jean Baptiste Pellissière, notaire à la résidence de Gerzat, département du Puy-de-Dôme et son collègue soussignés
"A comparu
"Monsieur Antoine Geoffroy (*) ancien directeur du génie maritime chevalier de l'ordre royal de la légion d'honneur habitant de la ville de Clermont ferrand, lequel a par ces présentes donné et délaissé à titre de bail à ferme pour neuf ans consécutifs, qui prendront cours; savoir, pour les terres au fur et à mesure de la levée des récoltes de la présente année; pour les prés au 25 décembre prochain, et pour les batimens le premier septembre, aussi prochain pour finir à pareille époque, les neuf années révolues et expirées.
"A Sieur Antoine Bardin, dit de la Raynaude, propriétaire cultivateur habitant du lieu de Gerzat a ce présent et acceptant.
Un domaine dit de la Valledros, situé dans la commune de Clermont-Ferrand, partie de Montferrand, composé de batimens d'habitation et d'exploitation, et de prés et terres, tel qu'il se poursuit et comporte , sans en rien réserver ni excepter; duquel le preneur déclare avoir une entière connaissance pour l'avoir bien vu et visité, promet d'en jouir en bon père de famille, d'entretenir les batimens de menus et légères réparations locatives; de faire tous les ans quatre cents mètres de rases ou fossés et tenir en bon état les chemins qui sont dans, ou autour des héritages dépendants dudit domaine.
Les mayeres des arbres qui sont implantés sur les bords des héritages dudit domaine, appartiendront au preneur, qui ne pourra en faire les coupées que tous les quatre ans, et en temps et saisons convenables, et sera tenu de planter tous les ans, trois cents plançons, de choix.
Le preneur sera également tenu d'aller chercher, de conduire dans le domaine et de planter à ses frais, tous les plançons que pourrait lui fournir le sieur bailleur.
Tous les bois morts et morts bois appartiendront au preneur qui ne pourra cependant couper ni arracher aucun arbre, sans quils aient préalablement été vus et marqués par Mr. Geoffroy, ou par quelqu'un de commis par lui.
Le preneur ne pourra défricher les prés sans le consentement exprès et par écrit du Sr. Bailleur; il ne pourra non plus sans le consentement par écrit du dit Mr. Geoffroy, sous affermer le dit domaine ni aucun des héritages d'icelui, et il sera tenu d'habiter de domaine, ou d'y tenir une quantité de bestiaux suffisante pour y consommer les pailles et les fourages;
Tous les fumiers provenant du domaine; ainsi que le po? ou la vase des rases et fossés seront épenchés sur les héritages du domaine, sans qu'il puisse en être porté ailleurs, et la dernière année du présent bail, le dit Bardin sera tenu de laisser dans les cours du domaine la quantité de trente tomberaux de fumier convenablement chargés, ou de les payer à raison de trois francs le tomberaux à son choix.
Le dit Bardin sera tenu d'aller chercher et de conduire tous les matériaux de quelleques natures que ce soit, nécessaires à l'entretien et aux réparations du domaine, il fournira le bouillon aux ouvriers et payera tous les ans dix huit journées pour l'entretien des toits et des bâtimens, lorsque cela sera nécessaire.
Le preneur ne pourra chaqu'année semer dans le domaine plus d'un hectare, trente six ares de bête raves (sic!), et la dernière année de son bail il n'en semera pas du tout;
Toutes les impositions du domaine, même celles des portes et fenêtres restent à la charge du dit Monsieur Geoffroy.
Le présent bail à ferme a été fait et convenu aux charges, clauses et conditions ci dessus et pour et moyennant la somme de trois mille huit cent cinquante francs, par an, que le preneur promet et s'oblige payer et porter au dit Mr. Geoffroy, en son domicile à Clermont, savoir huit cent cinquante francs le premier Mars; quinze cents francs le dimanche après pâques, et les autres quinze cents francs , le quinze Mai de chaqu'année, à commencer les dits paiemens au premier Mars de l'année mil huit cent quarante quatre, et ensuite continuer aux dites époques de chaque année, pendant tous le cours du présent bail, et jusqu'à entier acquittement du prix d'icelui; pour l'exécution duquel le dit Bardin hypothèque ses bâtimens et terres situés dans la commune de Gerzat.
Dont acte
Fait et passé à Gerzat en l'étude, où les parties ont signé avec les notaires, lecture faite, le vingt six Avril, mil huit cent quarante deux.
A la minute sont les signatures.
Enregistré a Clermont le dix Mai mil huit cent quarante deux."
(*) : Antoine Geoffroy (o Clermont-Fd, 14 février 1772 - + Clermont-Fd, 21 juin 1851), ingénieur diplômé de l'École du génie maritime de Paris, etc
PHOTO de l'Adèle, Musée Roger Quillot
Notice sur Gerzat :
Lettre Tressol
L'un des plus ancien acte concernant les Bardin: acte de naissance de Jacques Bardin le 23 mai 1569.??
Baptême de Luc Bardin:
"Aujourduy xxiii e Jour d(it) moy et an (août 1569) A este baptize Lucque bardin son pere Jehan bardin Sa mere anne nohallade son parin Jeh(an) gallabru Ses marrines mateus Richard et Lucque fardyne faict es dictz Jours et an que dessus"
Acte de mariage le 17 juin 1721 entre nos ancêtres Bonnet Bardin, fils de Bonnet et de Marie Bardin, et honnête fille Marie Ladous, fille de Me Joseph Ladous notaire royal et de défunte Marie Arnaud (aimablement communiqué par Serge Robert, un cousin gerzatois).
On y trouve le père de l'épouse Maître Joseph Ladous et sa grand mère Marie Galabru...On peut trouver amusant le fait qu'un Bardin-Bazoche épouse la fille du notaire (la basoche est un terme familier qui désigne la corporation des gens de la justice et du droit).
"Le dixeptieme jour du mois de juin 1721 Bonnet Bardin fils de bonnet bardin et de Marie Bardin ses pere et mere laboureurs d'une part Et Honnête fille Marie Ladous file de Me Joseph Ladous No(tai)re Royal Et de defunte Marie Arnaud ses pere et mere d'autre partie tous deux de cette parroisse aprés trois publications faittes à nos prônes de Messe parroissialle Sans qu'il nous ait parû aucune oppo(siti)on ou Empeschement Canonique ont Contractés mariage par paroles de p(rése)nt Et je leurs ay donné la benediction nuptialle En presence du d(it) Bonnet Bardin pere du d(it) contractant de Bonnet Belet Bonnet De brion Et Michel Pommerol cousins des d(ites) parties Contractantes du d(it) Sr Ladous pere de la d(ite) Contractante de Marie Galabru sa belle mere de me Pierre Bonnefoy marchand droguiste de montferrand sousignés la d(ite) Contractante a declare ne scavoir signer Enquise avec les d(its) Debrïon et Pommerol.
Bardin Bardin Ladous
Bonnefoy Bellet Fourestier
Manent curé"
Le même jour, le frère de Bonnet, François, épousait la sœur de Marie Ladous, Antoinette.
8-Sources bibliographiques et archivistiques
-"Histoire générale de la guerre Franco-Allemande" , Lnt-Cel Rousset, 2 vol., éd Tallandier, Paris, 1910. Ouvrage colossal qui constitue la référence la plus fiable.
-"Scène et épisodes de guerre (1870-1871)", Lnt-Cel Rousset, éd.Tallandier, Paris.
-"L'Armée de la Loire, 1870-1871" ; Henri Ortholan, éd. B.Giovanangeli, Paris, 2005.
-"L’Armée de l’Est, 1870-1871" ; Henri Ortholan, éd. B.Giovanangeli, Paris, 2010.
-"L'Armée de la Loire ,relation anecdotique de la campagne de 1870-71" par Grenest (Commandant Eugène Sergent dit) Lib. Garnier frères 1893 (2 vol).
-"L'Armée de l'Est, relation anecdotique de la campagne de 1870-71" par Grenest (Commandant Eugène Sergent dit) Lib. Garnier frères 1885.
-"32ème régiment de mobiles. Histoire du bataillon de Riom, campagnes de la Loire et de l'Est 1870-71", par le Capitaine J.M. Biélawsky, Clermont-Ferrand, Barot-Duchier Éditeur, 130 pages, 26 rue du Saint-Esprit, 1872. Remarque: Étienne appartenait au bataillon de Clermont qui fit les mêmes campagnes.
-"Grands Zhéros de l'Histoire de France par Clémentine Portier-Kaltenbach, Éd. JC Lattès, 2010.
-"Basse-Auvergne, Puy-de-Dôme, pages d’Histoire", par J. Semonsous pages 561 et 563, imp. Dumas, St-Etienne, 1938.
-« L’Auvergne, sa géographie son histoire » de E. Abraham et J.Semonsous, p. 248, éd. Lavauzelle, Paris, 1949.
-"Journal d'un soldat de la guerre de 1870-1871", par M. Prati et C. Micaud, éd. Du Petit Pavé, 2012.
-"Histoire du Général Clinchant", par Louis Yvert, Paris, Albin-Michel Éditeur (s.d.).
-"Annales de l'Assemblée Nationale, compte rendu in extenso des séances, annexes, tome XXV sur les actes du gouvernement de la Défense Nationale, circulaires, dépêches télégraphiques, etc. Paris, Imp. et Lib. du J.O., 1875.
-Archives Pageix et Bardin (Beaumont, Gerzat);
-Archives Tressol, (Beaumont).
ooo
Jacques Pageix , 2014
À COMPLÉTER...
Mon grand père Pierre Pageix, né en 1877, avait certainement entendu des récits de la guerre de 1870. Ce portrait au crayon de sa main représente le Maréchal de Canrobert (1809-1895) qui fit les campagnes de l'Empire et se trouva malencontreusement sous les ordres de Bazaine en 1870...Coll.pers.